Jour 6

Curtea de Arges

Nous nous réveillons, nous préparons et appelons Calin (le propriétaire de l’appartement) pour lui rendre les clés. Nous mangeons des chaussons aux pommes roumains et achetons une carte de Roumanie. Nous nous asseyons à un bar. Réunion de crise : que fait-on aujourd’hui ? Nous réfléchissons en mangeant des bananes et en buvant des jus de fruits. Nous décidons alors de faire une course : le premier qui arrive dans la petite ville Curtea de Arges a gagné ! Bien entendu, comme dans l’émission Pékin express, nous n’avons le droit qu’au stop. Il est 11h, top départ !

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Récit de Sofiane :

Je pars devant suivi de près par Guillaume et Ferréol. Nous devons traverser la ville pour rejoindre la route de Ramnicu Valcea, une ville importante à une trentaine de kilomètres de Curtea de Arges. Je me fais ramasser rapidement par un camion. Je nargue alors Guillaume et Ferréol encore en train de faire du stop. J’explique à mon chauffeur qu’il s’agit d’une course.

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Il se prend au jeu et me propose de m’amener jusqu’à l’arrivée alors qu’il va à Bucarest et que ce n’est pas sur sa route. Je refuse sa proposition et il me dépose à Ramnicu Vulcea sur la route de Curtea de Arges. Je reprends alors le stop.

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Un tracteur passe et je monte dans sa petite remorque.

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Quelques instants plus tard, je reprends la marche. La route n’est pas très fréquentée… Quand soudain je vois Ferréol passer dans fourgon. Ferréol me fait des grands signes mais ne s’arrête pas.

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Deux minutes après, je suis ramassé par un groupe d’italiens. Je leur explique la situation et ils essaient de rattraper Ferréol. Je suis alors déposé au centre-ville et je pars à la recherche de Ferréol. Je tente de le joindre par téléphone à deux reprises mais sans succès. Finalement je le croise dans la rue principale. Nous décidons de nous arrêter dans un bar boire une bière et manger une pizza en attendant Guillaume. Où est-il ?

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Récit de Guillaume :

Je vois partir Sofiane dans un camion. Je décide alors de m’avancer vers des camions qui sont à l’arrêt. Un routier accepte de m’emmener mais c’est l’heure de sa pause. Alors j’attends, et je fais connaissance avec lui en allemand. Quarante minutes plus tard, nous partons enfin. Je ne vois plus Ferréol dans le rétroviseur et Sofiane est loin devant. Le trajet se passe bien, le chauffeur est très sympa. Nous roulons sous la pluie, puis nous sommes ralentis par un convoi exceptionnel. Il me dépose alors au carrefour de Curtea de Arges et de Ramnicu Vulcea. Après un peu de marche, un camion s’arrête. C’est un vieil engin, un camion citerne avec lequel les côtes se montent en première vitesse ! Il fait tellement chaud que je veux ouvrir ma fenêtre. Mais j’ai peur que le pare-brise tombe ou qu’une roue se décroche ! J’ai peur que le moteur ne crame à force de rester en première vitesse… J’arrive enfin à l’entrée de la ville, il me dépose (j’ai eu peur de devoir pousser !). Je cherche le centre-ville comme il avait été convenu en point de rendez-vous. Je reçois alors  un sms de Ferréol pour qu’on se retrouve dans un bar qui possède des parasols URSUS, c’est-à-dire dans toute la ville ! J’avance et une manouche m’arrête. Elle parle le français et tente de me vendre une bague. Je continue ma route, premier bar mais personne. J’appelle Ferréol et j’arrive au bar bon dernier, avec une bière Ursus et une pizza.

Récit de Ferréol :

Nous marchons ensemble en direction de la sortie de la ville. Je vois Sofiane monter dans un camion et partir. Quelques instants plus tard, Guillaume trouve également un camion ; je le perd de vue. Enfin quelqu’un s’arrête pour moi : une voiture type « espace » avec déjà six personnes à son bord ! Il reste juste une place pour moi. Ce sont des voyageurs qui partent vers une ville plus au sud. J’essaie de discuter avec tout le monde mais personne ne parle Français. Seule une jeune fille à coté de moi parle quelques mots d’anglais. Vu mes compétences en anglais, j’ai juste pu faire connaissance avec elle. Nos chemins se séparent, et ils me déposent à l’entrée de RamnicuVâlcea. Je marche alors quelques temps pour rejoindre la sortie de la ville en direction Curtea de Arges. Sur le chemin, un fourgon est garé sur le bas-coté. A son volant se trouve un homme d’air un peu bourru qui s’apprêtait à repartir. Je lui demande alors de m’emmener sur la route de Curtea. Nous démarrons et il me propose de m’emmener jusqu’à Curtea pour 20 Lei. Je refuse. Nous discutons un peu (même s’il ne parle pas français ni anglais) : il me raconte qu’il est déjà venu en France. Il me dépose quelque kilomètres plus loin à l’embranchement de la route pour Curtea de Arges. Je me trouve alors sur une route avec peu de passage de voiture. Un fourgon type Master s’arrête et me ramasse. A son bord, un roumain qui ne parle ni Français, ni Anglais – mais qui est bien sympatique.

Quelques minutes plus tard je double Sofiane qui marche sur la route. Je lui fait de grands signes. J’explique à mon conducteur qu’il sagit d’un ami. Il veut alors s’arrêter pour le ramasser mais je lui dit qu’il ne faut pas, qu’il s’agit d’une course. Je regarde dans le rétroviseur, avec le sourire, l’air dépité de Sofiane. Mon chauffeur me dépose au centre-ville de Curtea de Arges, où je retrouve Sofiane arrivé quelques minutes après moi.

Après le retrouvailles, nous mangeons une pizza et buvons une bière dans un bar du centre-ville.

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Nous partons à la recherche d’un logement. Nous tentons notre chance dans un cercle militaire. Un soldat nous accueil et nous demande nos pièces d’identité militaire. Il consulte son Commander qui refuse de nous aider. Nous essayons dans la rue mais personne ne veut de nous. Nous décidons alors de tenter notre chance dans le monastère de la ville. Nous profitons de cette occasion pour visiter : une « messe » est célébrée.

Nous restons un petit moment puis nous sortons. Nous espérions discuter avec un Frère, mais aucun n’était disponible. Nous repartons. Nous essayons un hôtel, le prix est raisonnable mais nous préférons voir ailleurs, peut-être pour trouver moins cher. Nous voyons la police et nous leur demandons un hôtel pas cher. Il nous en indique un à environ 300m. Nous marchons dans la directions mais on ne trouve pas. Nous nous arrêtons alors devant une maison pour demander notre chemin. Un jeune homme (Mandea) se trouve là, dans son jardin. En rigolant nous demandons si on ne peut pas dormir dans le jardin. Il nous demande de patienter un peu, puis, à notre grande surprise, il revient et nous fait entrer. Il nous propose alors de l’eau. Nous discutons bien avec lui, il parle parfaitement anglais.

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Il s’absente et nous dit qu’il va voir ce qu’il peut faire pour ce soir. Finalement il revient et nous dit qu’il peut nous héberger ! Sa mère, Zizi, nous accueille à bras ouverts. Quelques temps plus tard, c’est Gigi, son père qui arrive de la pèche qui nous accueille. Nous commençons alors la dégustation de Tsuika. Nous partons au supermarché du coin pour acheter une bouteille de vin local pour déguster ce soir.

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En attendant l’heure du repas nous jouons à une variante du Whist, un jeu de cartes. Première partie gagnée par Sofiane, mais ça ne durera pas car il fini dernier de la suivante.

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Arrive l’heure du repas où nous dégustons une soupe avec du poulet et des herbes. Nous mangeons ensuite du poulet avec de la purée maison. Trois bouteilles de vin sont ouvertes (2 blancs et 1 rouge). Des amis de Mandea arrivent et nous discutons an Français avec Magda, son mari et sa sœur. Nous jouons tous au Whist, avec quelques verres puis direction le lit. Super soirée !

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